Le Yoga distingue différents canaux d’énergie dans le corps, des nādīs en sanskrit. Ainsi parlent-ils de pińgalā et de īda. Physiologiquement, pińgalā correspond au système nerveux sympathique dont le rôle est de préparer l’activité. C’est le soleil qui produit l’énergie et donc pour les yogis, pińgalā est le nādī du soleil. Il part du plexus solaire qui porte donc bien son nom. īda correspond au système parasympathique dont le rôle est de ralentir les fonctions. Il est le nādī de la Lune et prend naissance dans le cerveau. La fraîcheur attribuée à īda dans les textes yoguiques anciens est expliquée dans la médecine moderne par sa relation avec l’hypothalamus qui se trouve à la base du cerveau et qui est le centre responsable de la thermorégulation. C’était donc un peu de décodage de termes sanskrits que l’on retrouve souvent dans la littérature traitant du Yoga. Et si l’on considère que le corps humain a peu changé ces derniers millénaires, on peut avoir du respect pour le sens aigu de l’observation des yogis de l’époque.
B.K.S. Iyengar L’arbre du yoga p 127